Curé – Variété ancienne à cuire, très productive et très résistante aux maladies





Origines de la variété :
- Découverte en 1760 dans l’Indre, largement cultivée dans les campagnes au XIXe siècle. Longtemps utilisée à la fois comme poire de table, de cuisson et pour les vergers extensifs grâce à sa rusticité.
Autres noms dans la littérature :
Curé de Clion, Poire Curé, Curé d’hiver, Monsieur le Curé, En anglais : Cure Pear
Type de fruit :
- Catégorie : Poire de garde
- Récolte : Fin septembre à octobre, souvent récoltée avant maturité complète.
- Maturité : Novembre à décembre, peut atteindre sa pleine qualité après quelques semaines de conservation.
- Conservation : Bonne à très bonne, conservation jusqu’en janvier voire février en fruitier frais. Excellente aptitude au stockage pour une variété ancienne.
Description du fruit :
- Calibre : Très gros, parmi les plus grosses poires anciennes.
- Peau : fine, vert clair devenant jaune pâle à maturité
- Chaire : blanche, demi-fine, fondante
- Eau : Moyennement juteuse.
- Saveur : sucrée, légèrement acidulée, douce, meilleure après conservation. Souvent jugée moyenne en dégustation fraîche mais excellente à la cuisson.
- Utilisation : Cuisson, poires au vin tartes, compotes, conserves, consommation fraîche après maturation.
Description de l’arbre :
- Port : Érigé à semi-érigé, arbre imposant à maturité.
- Vigueur : Très forte, développement rapide, excellente adaptation sur franc.
- Capacités de production : Remarquable, production abondante et régulière.
- Mise à fuit : Moyennement rapide.
- Alternance : Faible, production généralement régulière.
- Floraison : Moyenne, début avril en montagne
- Résistance globale aux maladies et ravageurs : Excellente rusticité, bonne tolérance aux conditions climatiques difficiles, peu exigeante. Historiquement appréciée dans les vergers peu entretenus.
Comportement en altitude :
- Globale : Très bon, l’une des variétés anciennes les plus adaptées aux climats montagnards. Réussit dans des régions où des variétés plus fines peinent à mûrir.
- Floraison : Floraison assez tardive limitant les risques liés aux gels printaniers.
- Altitude maximale conseillée : 1 000 à 1 300 m selon l’exposition. Historiquement cultivée dans de nombreux vergers d’altitude du Massif central, du Jura et des Alpes.
Pollinisation :
- Type : Partiellement autofertile
- Coupler avec : William’s, Beurré Hardy, Louise Bonne, Doyenné du Comice

