Pépinière de montagne VAL Fruit’ude – Abricotiers et pêchers
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales de fruitiers d’altitude suivantes :
LES ABRICOTIERS



L’abricotier est l’un des arbres fruitiers cultivés les plus anciens du monde. Son histoire s’étend sur plusieurs millénaires et traverse l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe. L’espèce cultivée est Prunus armeniaca. Pendant longtemps, on a cru que l’abricotier était originaire d’Arménie, d’où son nom scientifique armeniaca. Les recherches modernes montrent cependant que son centre d’origine principal se situe plutôt dans les régions montagneuses d’Asie centrale. Des populations sauvages y existent encore aujourd’hui, notamment au Nord-ouest de la Chine, dans les Massifs du Tian Shan, au Kirghizistan, au Kazakhstan et en Ouzbékistan. L’Arménie a néanmoins joué un rôle majeur dans sa diffusion vers l’ouest, ce qui explique son nom latin.
Les premières formes domestiquées auraient été sélectionnées il y a plus de 4 000 ans en Chine et l’abricot devient rapidement un fruit important dans les échanges commerciaux le long des routes caravanières. Les Grecs découvrent probablement l’abricotier par l’intermédiaire des Perses et les Romains l’introduisent ensuite dans tout leur empire à partir du Ier siècle avant J.-C.
En France, son véritable développement commence à la Renaissance. Selon la tradition, le roi René d’Anjou aurait favorisé son implantation en Provence au XVe siècle. Du XVIIIᵉ au XXᵉ siècle, de nombreuses variétés régionales apparaissent : Rouge du Roussillon, Royal, Pêche de Nancy, Bergeron, Polonais… La vallée du Rhône devient progressivement l’une des grandes régions de production européennes. Des variétés modernes françaises, italiennes et américaines complètent aujourd’hui le patrimoine ancien.
L’abricotier est souvent considéré à tort comme un arbre fruitier méditerranéen. Il est en réalité originaire de régions montagneuses d’Asie centrale. Il y pousse naturellement entre 800 et plus de 2 000 mètres d’altitude. Il possède donc une bonne résistance au froid hivernal lorsqu’il est en repos végétatif.
La principale difficulté en montagne n’est pas le froid de l’hiver, mais sa floraison très précoce. Selon les variétés et les conditions climatiques, les fleurs peuvent s’ouvrir dès mars, voire fin février dans les régions les plus douces. Elles deviennent alors très vulnérables aux gelées printanières, fréquentes en altitude.
Son succès en altitude dépend donc davantage du choix de l’emplacement et de la variété que de la rigueur de l’hiver lui-même. Traditionnellement, dans le valais suisse, les abricotier sont cultivés sur l’Ubac (versant d’une montagne exposé au nord), afin de décaler la floraison le plus tard possible et limite l’impact des potentielles gelées tardives.
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales d’abricotier d’altitude suivantes :
Luizet – Une belle variété traditionnellement cultivée dans le Valais Suisse



Pêche de Nancy – Abricotier rustique idéal pour une culture en montagne



Rustique des Pyrénées – Un abricotier rustique qui fructifie généreusement en altitude




LES PÊCHERS



L’espèce cultivée est Prunus persica. Malgré son nom scientifique (persica signifiant « de Perse »), le pêcher est originaire de Chine, où des traces archéologiques attestent sa culture depuis plus de 4 000 ans. Des noyaux de pêches datant de plusieurs millénaires ont été retrouvés dans la vallée du Yangzi Jiang. Le pêcher occupe une place particulière dans la civilisation chinoise. Dans la tradition chinoise, la pêche est associée à la longévité, à l’immortalité et à la prospérité. De nombreuses sélections ont été réalisées dès l’Antiquité pour améliorer la taille, la saveur et la couleur des fruits. À partir des routes commerciales d’Asie centrale, le pêcher gagne progressivement la Perse (Iran actuel), probablement plusieurs siècles avant notre ère.
Le pêcher est introduit dans le bassin méditerranéen vers le Ier siècle avant J.-C. Les Romains diffusent sa culture dans une grande partie de leur empire. À cette époque, le fruit reste toutefois un produit relativement rare et prestigieux.
À partir de la Renaissance, le pêcher connaît un véritable essor en Europe occidentale. Des centaines de variétés sont alors décrites dans les traités d’arboriculture.
En France, le pêcher est aujourd’hui cultivé principalement : dans le sud-ouest, dans la vallée du Rhône, en Provence et dans le Roussillon.
Contrairement à l’image qu’on en a souvent, le pêcher n’est pas uniquement un arbre des plaines chaudes. Grâce à sa bonne résistance au froid hivernal (souvent jusqu’à -20 °C voire davantage en repos végétatif), il peut être cultivé avec succès dans de nombreuses zones de moyenne montagne. La principale limite est, comme pour l’abricotier, sa floraison précoce. Les fleurs s’ouvrent généralement entre mars et avril et sont sensibles aux gelées printanières.
Le pêcher présente toutefois plusieurs atouts pour les zones d’altitude :
- l’air plus sec de certaines vallées de montagne limite parfois la pression de certaines maladies,
- sa floraison est souvent un peu plus tardive que celle de l’abricotier,
- son cycle végétatif relativement court permet la maturation de nombreuses variétés avant l’automne,
- il apprécie les étés ensoleillés et les amplitudes thermiques importantes, qui favorisent la qualité gustative des fruits
En moyenne montagne, entre 600 et 1 000 m d’altitude, il est conseillé de privilégier des variétés à maturités précoces (afin d’être sur que le fruit ait le temps de murir avant l’arrivée du froid automnal), ainsi que des cultivars réputés pour leur floraison relativement tardive (pour limiter l’impact des gelées tardives sur la floraison).
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales de pêchers d’altitude suivantes :
Rustique des Terres Froides – Une pêche pour la montagne




