Pépinière de montagne VAL Fruit’ude – Autres fruitiers
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales de fruitiers d’altitude suivantes :
LES AMELANCHIERS


L’amélanchier est un arbuste ou petit arbre fruitier appartenant à la famille des Rosacées, comme le pommier, le poirier ou le cognassier. Le genre Amélanchier comprend une vingtaine d’espèces naturelles réparties dans les régions tempérées de l’hémisphère nord : Asie occidentale, Amérique du Nord (alnifolia, canadensis et arborea) et Europe (ovalis). Bien avant sa domestication, l’amélanchier poussait naturellement sur les coteaux rocheux, dans les clairières forestières, sur les pentes montagneuses et dans les régions continentales froides.
L’histoire de l’amélanchier est particulièrement riche en Amérique du Nord. Pendant des siècles, les peuples autochtones récoltent ses fruits, appelés aujourd’hui « baies de Saskatoon ». Les fruits sont consommés : frais, séchés, transformés en galettes ou mélangés à la viande séchée et à la graisse pour fabriquer le pemmican, aliment de conservation essentiel dans les Grandes Plaines. L’amélanchier constitue ainsi une ressource alimentaire importante bien avant l’arrivée des Européens. À partir du XVIIᵉ siècle, les explorateurs français, britanniques et espagnols découvrent l’amélanchier au cours de leurs voyages en Amérique du Nord. Dans l’Ouest canadien, l’amélanchier devient même l’un des fruits sauvages les plus récoltés.
L’amélanchier européen autochtone (ovalis) est connu depuis l’Antiquité, mais il est resté une plante sauvage ou ornementale. La floraison blanche est magnifique et les feuilles deviennent rouges/orangées à l’automne.
La véritable sélection variétale débute au XXᵉ siècle au Canada. Des variétés d’amélanchiers à gros fruits dits « du canada » (canadensis et alnifolia) apparaissent donc, telles que « Thiessen », « Smoky », « Honeywood »… et se diffusent petit à petit en Amérique du Nord et en Europe.
Ses fruits, à la saveur évoquant un mélange de myrtille, de poire et d’amande, sont utilisés pour :
- la consommation fraîche,
- les confitures,
- les jus,
- les pâtisseries,
- les fruits séchés.
L’amélanchier est probablement l’un des petits fruitiers les mieux adaptés aux conditions de montagne. Contrairement à de nombreux arbres fruitiers issus de climats plus doux, il est naturellement présent dans des régions froides, continentales et souvent d’altitude, aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe. Sa principale qualité est sa rusticité exceptionnelle. Les espèces fruitières les plus cultivées, supportent couramment des températures hivernales inférieures à -30 °C. Le bois, les bourgeons et le système racinaire résistent remarquablement bien aux hivers rigoureux.
L’amélanchier fleurit relativement tôt au printemps, mais ses fleurs présentent une meilleure tolérance au froid que celles de l’abricotier ou du pêcher. De plus, sa floraison est souvent suffisamment étalée pour limiter les pertes lors d’un épisode de gel tardif.
Il prospère particulièrement :
- dans les régions à hiver marqué et été modérément chaud,
- sur les coteaux bien drainés,
- dans les sols légèrement acides à neutres,
- entre 600 et 1 500 m d’altitude.
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales d’amélanchiers suivantes :
Thiessen – Gros fruits sucrés, très rustique et extrêmement productive




LES NASHIS


Le nashi est un fruitier de la famille des Rosacées appartenant au même groupe botanique que les poiriers européens. Souvent appelé « poire asiatique », « poire japonaise » ou encore « poire-pomme », il est cultivé depuis des millénaires et occupe une place importante dans les traditions fruitières de l’Asie orientale.
Le nashi est l’un des plus anciens fruitiers cultivés d’Asie. Des textes chinois mentionnent sa culture plus de 2 000 ans avant notre époque. À cette époque déjà, les poires asiatiques étaient considérées comme des fruits de qualité et parfois offertes comme présents prestigieux. Le nashi gagne progressivement la péninsule coréenne puis l’archipel japonais. Au Japon, sa culture prend une importance considérable à partir du Moyen Âge.
Le nashi est introduit en Europe au XIXᵉ siècle par des botanistes et des collectionneurs. Cependant, sa diffusion reste longtemps confidentielle. Ce n’est qu’à partir des années 1980-1990 qu’il commence à être planté plus largement dans les vergers amateurs et professionnels européens.
La Chine est désormais de très loin le premier producteur mondial de poires asiatiques, suivie par : le Japon et la Corée du Sud. En Europe, le nashi reste une production de niche mais gagne progressivement en popularité grâce à sa facilité de culture et à son intérêt gustatif.
Ses fruits se distinguent par :
- une chair croquante,
- une grande richesse en jus,
- une saveur douce et rafraîchissante,
- une texture très différente de celle des poires européennes fondantes.
Le nashi est plutôt bien adapté à une culture en montagne. Originaire de régions tempérées de Chine, de Corée et du Japon, il est issu d’environnements où les hivers peuvent être rigoureux et les amplitudes thermiques importantes. Sa rusticité hivernale est généralement bonne. Selon les variétés et les porte-greffes, les arbres supportent couramment des températures comprises entre -20 °C et -25 °C pendant le repos végétatif. À ce titre, ils sont souvent aussi résistants, voire parfois plus résistants, que de nombreux poiriers européens.
L’un de leurs principaux atouts en montagne est leur floraison généralement légèrement plus tardive que celle des abricotiers ou des pêchers. Ils restent néanmoins exposés aux gelées printanières, mais le risque est souvent moins marqué.
Les nashis apprécient particulièrement :
- les étés ensoleillés,
- les nuits fraîches qui favorisent la qualité gustative,
- les sols profonds et bien drainés,
- les situations aérées limitant les maladies.
Dans de bonnes conditions d’exposition :
- culture très fiable jusqu’à 800 m,
- généralement bonne jusqu’à 1 000 m,
- possible au-delà dans les vallées bien exposées des Alpes du Sud, des Préalpes ou du Massif central.
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales de Nashis suivantes :
Hosui – Un nashi excellent, rustique et productif




Kumoi – Une variété ancienne gouteuse et polyvalente




Nijisseiki – Une variété ancienne reconnue pour ses qualités gustatives




LES NEFLIERS D’ALLEMAGNE


Le néflier d’Allemagne, Mespilus germanica, est l’un des plus anciens arbres fruitiers cultivés en Europe. Aujourd’hui devenu rare dans les vergers, il a pourtant occupé une place importante dans l’alimentation des populations européennes pendant près de deux millénaires.
Les recherches botaniques situent son aire d’origine dans une vaste région comprenant : le Caucase, le nord de l’Iran, l’Anatolie, les rives de la mer Noire, le sud-est de l’Europe. Le néflier poussait naturellement dans les lisières forestières, les coteaux secs et les zones de moyenne montagne. Son nom latin germanica provient d’une confusion historique : lorsque les botanistes de la Renaissance l’ont décrit, il était déjà largement cultivé dans les régions germaniques.
Le néflier est connu des civilisations grecques et perses plusieurs siècles avant notre ère. Les Grecs l’introduisent progressivement dans le bassin méditerranéen, mais ce sont surtout les Romains qui assurent sa diffusion à grande échelle. À l’époque romaine, le néflier est apprécié pour : la conservation de ses fruits pendant l’hiver, sa rusticité et sa capacité à produire dans des terrains pauvres.
C’est au Moyen Âge que le néflier connaît son apogée. Avant l’arrivée généralisée des fruits exotiques et avant le développement des techniques modernes de conservation, les nèfles constituent une ressource précieuse à la mauvaise saison. Tombé dans l’oubli au XIXᵉ siècle, il est aujourd’hui redécouvert pour sa rusticité, sa facilité de culture et son intérêt patrimonial.
La nèfle est un fruit atypique. Récoltée dure en automne, elle devient consommable uniquement après blettissement. Sa chair prend alors une texture de compote naturelle et développe des arômes évoquant : la pomme cuite, la datte, le coing et/ou le caramel.
Le néflier d’Allemagne est l’un des fruitiers les plus adaptés aux conditions de montagne parmi les espèces traditionnellement cultivées en Europe. Longtemps présent dans les fermes et les vergers d’altitude, il est apprécié pour sa robustesse, sa longévité et sa capacité à produire dans des conditions où d’autres fruitiers deviennent plus incertains.
Sa première qualité est sa grande rusticité hivernale. L’arbre supporte couramment des températures inférieures à -20 °C et résiste bien aux hivers rigoureux. Il tolère également les vents, les sols relativement pauvres et les situations peu favorables à d’autres arbres fruitiers.
Son second atout majeur en montagne est sa floraison très tardive, généralement en mai ou même début juin selon l’altitude. Cette caractéristique lui permet d’échapper à la plupart des gelées printanières qui affectent souvent les abricotiers, les pêchers ou certaines variétés de poiriers.
Grâce à sa rusticité, il peut être cultivé :
- sans difficulté jusqu’à 1 000 m,
- très correctement entre 1 000 et 1 200 m dans les situations favorables,
- parfois davantage dans certaines vallées abritées des Alpes ou des Pyrénées.
La maturation des fruits ne pose généralement pas de problème, car les nèfles sont récoltées tardivement et poursuivent leur évolution après la cueillette grâce au blettissement. De plus, contrairement à de nombreux fruitiers qui ont besoin d’étés chauds pour développer leurs qualités gustatives, le néflier demande relativement peu de chaleur. Son cycle est bien adapté aux régions à saison végétative courte.
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les variétés anciennes et/ou locales de Néfliers d’Allemagne suivantes :
« à Gros fruits » – une variété très intéressante des Baronnies






Bredase Reus – Un néflier à très gros fruits de très bonne qualité gustative





Nottingham – Variété ancienne réputée pour sa conservation





Westerveld – Un néflier rustique et polyvalent





LES AUTRES FRUITIERS ISSUS DE SEMIS
Cette année dans notre pépinière d’altitude située dans les Hautes-Alpes, vous pourrez retrouver à la vente les autres fruitiers issus de semis suivants :
AMELANCHIER




ARGOUSIERS




COGNASSIER DU JAPON




AUBEPINE





